ACTE V, SCÈNE V
f AKÉBAR.
Q'en est trop î ZARÈS.
Je l'attends...
AKEBAR.
Vain espoir.
* ZARÈS
« Il reviendra bientôt ?
' AKÉBAR.
Tu ne dois plus le voir.
ZARÈS
Est -il possible ?
AKÉBAR.
Ilfineurt.
* •( ZARÈS
Mon fils ! . . . quoi ! son silen^f
Trompait de mes terreurs la juste yiolence ?
Il meurt ! c'est pour toujours qu'il vient de me quitter !
174 l'E PARIA. - ^
Où cet ordre iahumain doit-il s*|fcécùter ?
J'y cour0, je yeux le suivre., «-«dh plutôt je t'implore
Par ce muet témoin que ta fei-yeur adore ; ♦
Par Fautel dent mes pleurs h'ont pas droit d'approcher, •
Par ces pieux habits... que je n'ose toucher.
Par tes dieux , par toi-même, au nom de \i tendresse , «
D'es respects dont ta fîtle honore ta yieillesse... ^
^ifÉBAR , auendri.
MaOJle! »'
ZAÔES. •
Au peuple e'mu montre son sSbyerain.
D'un regard de t«s yeux brise ces cœurs d'airain ; Arrache-leur mon fî|s. Viens, courons sur sa trace : Le fer tombe à ta yue et ton Tront poypte grâce, yiens, parais ou du moins ne me refuseras Le^onheur douloureux d'expirer dans ses bras. •AKÉBAR.
Sainte horreur de l'impie, affermis ma constance ! . . .
, ACtE V, SCÈISE VI. 177
D*une pHiii coupiible imporLuTiait noàycui, ^ ^ ' ,
Lui, des derniers accxsua â^ sa vois: sacriltîgc,
.Brayait à chaffu^ jia^ «on funèbre cortëgo : « Hétez-vous , «riait-41 , quel brame oti ijud guerrier » Seyr^serve FhoaDeur dtï frapper le premier? » Puis -passa ttt, proii i1g<^ Heux /'ou du haut di^:^ murailles
Son bras arme pour nous semait les funérailles ': * ».
«'Choisissez , a-t-il dit ^ pour dëchjrer mes flancs ,
» Ces rocs , dont j Vcrasais vos ermemi^ tremblans ! »
Le peuple ^'en indigne^ et sa prompte justice
Pour ce crime nodyeau cherche un second supplice ,
» Le trouve , et Jans son cours soi-même s'irrilanti •
Au massacre d'Alvar ç]?elude en l'insultant.
Idamore s'arrête âjeur voix menaçante.
Déjà les plus hardis reculaient d'épouvante ,
Quand mille bras vengeurs sur lui de toutes parts
Fodt pleuvoir les débris dans la pdussiére^épars.
Lin nuage s'élève', il s'oui^re , et la tempête **
Éclate sur son sein /siffle autoor de sa tête.... Il dëfend son ami, l'emlnrasse, oppose en Vain *
•Au coup , qui cherche, Alvar, sa poitrine et sa main 5 Ce chrétien sans fureur, qui succombe et qui prie. Sur le signe impuissant de son idolâtrie Attache uû œil d'amour, l'invoque , et radieux Tombe aux^ieds d'Idamore en lui montrant les cieux Seul debout , l'insensé , faible et presque sans yie , Lève à travers l'orage un front qui nous de'fie^ '
Prote'ge eqcor Alvar, pâlit , tombe accablé , \
'* *• * Et le couvre en mourant de son corps mutilé.
•* * J AKÈBAR.
Je n'ai plus de rival et ma fille me reste !
EMPSAEL. 1^ -^
Mais une (emme accourt, çUe approche , elle atteste
Sur ces membres flétris qu'ont dispersés no^ coups.
Qu'elle aimait Idamore.et^qu'il est son époux.
J'ai profané, dit- elle, un divm ministère.