‹ Théâtre choisi de Calderon;Chapitre 50 sur 165 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Une chambre.

Les précédants, don Félix, achevant de s' habiller, herrera.

LISARD.

Don Félix, je vous baise les mains.

Le ciel vous garde, Lisard !

Habillé si matin ?

FÉLIX

Un souci, qui me tient éveillé,ne me permet pas de dormir, ni de me reposer. Mais voui, qui vous étonnez

de me voir levé à cette heure, ne m'avez-vous pas dit hier soir que vous deviez aller à Aranjuez remettre une requête ? Comment donc avez-vous rebroussé chemin pour revenir à Ocana ?

IJSARD.

Si je me souviens bien, c'est une règle de la grammaire que la demande et la réponse soient au môme cas. Puisque à ma question la réponse la plus facile a été... le souci ; à la vôtre la réponse sera aussi... le souci, qui me ramène à Ocana.

FÉLIX

A peine êtes-vous arrivé d'hier, et déjà vous avez aujourd'hui du souci ?

LISARD.

Oui.

FÉLIX

Eh bien ! pour vous forcer à parler, avant que vous ne m'y forciez vous-même, je vais vous dire le mien. Ecoutez.

CALLEBASSE

Pendant que les deux longues histoires vont se dérouler, aurais-tu, Herrera, quelque chose à mç donner à déjeuner ?

HERRERA

Allons à ma chambre, Callebasse ; dès que tu y seras entré, tu trouveras bien quelque viande froide. {Ils sortent.)

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