‹ Théâtre choisi de Calderon;Chapitre 8 sur 165 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

Les précédents % arminde.

ARMIXDE.

Si le courage qui sied bien à un cœur noble, Seigneur, si l'expérience, qui a couvert si honorablement votre tête de cheveux blancs, ne vous fait pas faute dans le malheur présent, vous le montrerez par la fermeté de votre âme.

PREMIÈRE JO ÜRNÉE .

CURGIO.

Quelle raison t'oblige à interrompre ainsi mon discours ?

ARMIXDE.

Seigneur...

CURCIO.

Achève, l'hésitation m'offense davantage.

JULIE

Pourquoi t'arrêtes-tu ? Parle.

ARMIKDE.

Je ne voudrais pas être la messagère de ma douleur et de votre infortune.

CURCIO.

Ne crains pas de parler, puisque je ne crains pas d'entendre.

ARMINDE.

Lisard, mon seigneur...

eusèbe. (A part.)

Il ne me manquait plus que cela.

ARMINDE.

... baigné de sang est apporté ici sur un brancard par quatre bergers ; il est tué (grand Dieu !) à coups de poignard. Mais il arrive devant vous ; ne le regardez pas.

CURCIO.

Ciel ! tant d'affliction pour un malheureux père î hélas!

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