SCÈNE VII
Les mêmes, DUMOLARD, puh GRINCHET.
DUHOLABD, descendant l'eMalier de droite.
Cette petite Clorinde, qui n'est pas chez elle!... j'y retournerai.
* Il va au Testiaire.
MADAME LABDÉCHE, à Lucien.
Que cela te profite, mon garçon, si tu tiens à conserver mes bonnes grâces.
LUCIEN
Si j'y tiens!...
DUMOLARD, qui a retiré son surtout.
Bon ! mon portefeuille qui tombe, (ll se baisse pour ramasser le portefeuille.) Ticus! unC clcf.
Il la prend.
MADAME LABDÉCHE, à Lucien.
Ton bras!
Elle fait un mouTcment pour remonter.
DUMOLABD, avec galanterie.
Eh! je ne me trompe pas!... c'est la belle madame Lardëche et sa charmante fille.
Il met machinalement le portefeuille et la clef dans sa poche. LUCIEN, à part, vivement contrarié.
M. Dumolard.
MADAME LABDÉCHE, très-empressée.
Et la chère madame Dumolard ?
Isabelle, impatiente d'entrer au bal, va regarder au fond. DUMOLABD.
Comme vous voyez. Elle est à la campagne, chez une amie, et ne doit revenir que ce soir, peut-être
demain. . . (au fond, EDdymionet Paméla rencontrent Isabelle, et s'arrêtent un instant. Ils causent bas. Gaiement.) Je SUis Veuf... et ma foî,
en son absence...
MADAME LABDÈCHE.
Mais si madame Dumolard, qui est jeune et jolie, prenait aussi gaiement les choses, et que de son côté...
DUMOLARD
Oh 1 je ne crains rien! Clary connaît mes principes, je suis ennemi de toute espèce de bruit, j*irais trouver celui qui se permettrait de me faire... concurrence, et je lui dirais... (Lucien s'est avancé dTcc anxiété.)
Bonjour, mon cher Lucien, je ne vous voyais pas.
11 donne une poignée de main à Lucien qui le salue. Endyroion et Paméla rentrent au bal. Isabelle redescend en scène.
LUCIEN, avec embarras.
Si... si nous entrions au bal...
MADAME LARDÈCHE.
Oui, oui...
DUMOLABD, qui tient toujours la main de Lucien.
Je*lui dirais tranquillement : Nous allons faire lithographier des billets d'invitation pour le service funèbre de l'un de nous; nous laisserons le nom du défunt en blanc, celui des deux qui survivra y mettra le nom de l'autre et tout sera dit...
LUCIEN, riant malgré lui.
Ah ! ah ! ah ! le procédé I
Il s^éloigne avec anxiété ; Isabelle a remonté au fond ; sur un signe qu'elle
lui fait, Lucien va la rejoindre.
DUMOLARD
Je le crois bon et pas tapageur.
MADAME LARDÈCHE.
Parfait! parfait!
DUMOLABD.
Pour répée, je suis élève de Grisier, et quant au pistolet, je mouche assez généralement une bougie à trente-cinq pas. Ma Clary le sait parfaitement.
LUCIEN, ao teconil plan à droite. A part.
Et elle est là I
DUMOLARD
Aussi je dors du sommeil du juste.
Il chante.
Non, non^ ma femme n^est pas trompeuse, Elle m*a donné sa foi.
MADAME LABDÈCHE, parlant aar le chast.
Eh bien I qu'est-ce qui vous prend donc ?
Lucion offre le bras à Isabelle, ils entrent au bal les premiers, Dumolard
et madame Lardèche les salTent.
GRINCHET , sortant de chez lui et pariant wn le chant ; avec beaucoup
d^humeur.
En voilà un qui chante en plein escalier à présent !
Pourrait-elle élre amoureuse D'un autre banquier que moi ?
Ils entrent dans le bal. Dumolard rit aoi édaia.