SCÈNE VI
PLUCHARD, teul, avec éntrgie.
Oui, il faut qu'elle m*aime!... depuis que j'ai vu cette créature céleste... (c'était le 4, nous sommes au 10, il y aura demain huit jours.) (Avec chaienr.) Je ne sais pas ce qui m'arrive... ici... (ii met u main sur loo
oœur, s'arrête tout à coup et dit d'an ton natarel.) Ëh bien ! OUI,
c'était jeudi, et nous sommes à mercredi... (Reprenant le ton animé.) Je ne puis arrachcr de ma pensée l'émotion que je ressentis en l'apercevant. (D'un air tendre.) Il y aura demain huit jours! — C'était l'amour!... moi, qui ne croyais pas à cet objet... moi qui, au théâtre, traitais de niaiseries ces passions violentes que je ne comprenais pas... Othello m'a toujours paru invraisemblable et ridicule. (Avec ta violence de la pasaion.) Et pourlaut, si Jocclync m'échappait, je
serais capable!... (II imite fentiôe d'Othello, et fait le geste de porter un coup de poignard. — S'arrêtaut et se mettant à rire aux éclats.)
Ah ! ah ! ah! que je suis bête !... Il serait curieux de me voir, moi, qui joue les comiques, donner dans la tragédie... Non! je ne veux pas faire rire par ces moyens-là.*, je m'observerai!. ..je mettrai une noble simplicité dans l'expression de mes sentiments... oui, au fait, une noble simplicité... ça doit faire assez bien. (La porte de gauche s'ouvre.) Dicu ! Jocclyne ! j'ai le cœur qui me bat!
ËQ disant cela, il passe à gauche.