‹ Théâtre choisi de F.-A. DuvertChapitre 162 sur 197 · SCÈNE IV Les mêmes, LOÏC · texte numérisé non relu

SCÈNE IV Les mêmes, LOÏC

LOlC, entrant par le fond, une lettre à la main.

C'est une lettre qu'on apporte pour Monsieur.

U remet la lettre à Pluchard et sort par le fond. MADAHE JOLIBOIS, qui, pendant ce temps, a routertle petit coffre.

Cette fleur fanée m'a toujours intriguée ! (eiie la prend.) Je parie, monstre, que c'est quelque gage d'amour... il y a des gens qui donnent dans les plantes sentimentales.

PLTTCHABD, allant & elle.

Laissez cela, j'y tiens!...

Il Teut prendre la fleur.

MADAMB J0UB0I8, U idirHl.

Comment, vous y tenez?... raison de plus pour que j*y tienne aussi.

PLUCHABD, iomlMiU

Je vous en prie, rendez-moi cette pervenche.

MADAME J0LIB0I8, lai échappant, en reoioatant à gaoche.

Ah! c*était une pervenche... dans sa jeunesse, alors?... pauvre vieille! elle est bien changée.

PLUCHARB, faÎTant madame Jolibois.

Il y a longtemps, en effet... mais rendez-la-moi, Madame, je vous en conjure... je la veux !

MADAME JOLIBOIS

Je la veux!... (Eiie la met dans ion corsage.) Venez douc la prendre, si vous Tosez.

PLTJCHARD.

Madame!...

MADAME JOLIBOIS, fuyant.

Bien désolée; mais j'aime les fines herbes, moi!

Elle sort en riant par le fond.

Page 1