‹ Théâtre choisi de F.-A. DuvertChapitre 186 sur 197 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

DURANDIN, entrant d'un air satisfait; GOTILLARD caché.

DURANDIN

Elle va venir I Je viens de la voir descendre du célérifère... Quelle ruse infernale! J'écris à la marchande de modes de ma femme de venir aujourd'hui pour s'entendre avec elle sur la forme d'un chapeau qu'elle veut commander, Adèle est à Bellevue... j'ai donné campo à la bonne pour toute la journée, et grâce à cette clé, que j'ai eu la précaution da garder, je vais donc pouvoir exprimer à cette petite modiste la flamme qu'elle a allumée en moi à travers les vitres de son magasin.

COTILLABD, entr'ouvrant Tarmoire.

Quel est cet hippopotame?

DURANDm.

On a beaucoup parlé d'un certain duc de Richelieu qui possédait une foule de secrets pour se faire bien venir du beau sexe. Je doute... oui, je doute fort que, de son temps, il ait jamais rien imaginé de plus capital, (u regarde la table.) J'ai bien fait de dire à Rose de préparer un déjeuner. J'avais ma petite idée...

(On entend sonner.) Ou SOnUC ! c'cst elle, SaUS dOUtC I (Il Ta à la fenêtre. On entend une voix qui dit : Madame Duraudiu ?)

C'est ici, ma belle enfant ! Tournez le bouton, la porte est ouverte, (atcc joie.) La voilà! Je dois le dire... j'éprouve quelque chose de bien particulier.

Il va au fond, comme pour attendre Nathalie.

lY. 36

COTILLABD, pusant sa tète par la porte de l'armoire.

Pas moyen de s'esquiver!... Suîs-je donc destiné, grand Dieu, à finir mes jours dans cette armoire?... Si, du moins, je pouvais me procurer quelques subsistance3 pour y passer gaiement ma vie I (ti se dispose à

prendre quelque chose sur la table, lorsqu'il entend Durandin.) ImpOS-*

sible 1 c*est la tour d*Ugolin que cette armoire !

II referme la porte de l'armoire.

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