SCENE III
PALMYRAS, Satrape, SYROÉS.
Palmyras.
C'est mal me la céder.
Que briguer mes emplojs et m'en déposséder; Mais, puisque Syra règne, a y-je lieu de me plaindre? Que puis-je espérer d'elle, ou que n'en dois-Je craindre ? Le courroux d'une femme est longtemps à dormir. Et mon foible crédit creut en vain s'affermir Et vaincre les efforts qui le pouvoient abbatre , Ayant pour subsister une femme à combattre; Son hymen, dont j'ozay contester le dessein, M'avoit couvé longtemps ce project en son sein; Et quand elle peut tout, quand elle est souveraine. Enfin, l'occasion fait esclatter sa hayne. Ce trait est un advis, Prince, qui parle à vous. Craignez par mon exemple, et détournez ses coups; ProfRtez de ma cheutte, elle vous doibt instruire, Et, sage, détruisez ce qui vous peut destruire. Sinon jusques sur vous ce foudre éclattera. Syroés, resvant et se promenant.
" Mais jeperiray, traistre, ou mon fils régnera. ,;