‹ Théâtre choisi de J. de RotrouChapitre 10 sur 186 · R O T R O U XXI · texte numérisé non relu

R O T R O U XXI

RANT. 7/ suffira d'enregistrer à leur date la Célimène, comédie, i633; l'Heureux Naufrage, /rao-i-come't/te^ 1684; la CÉLiANE, tragi-comédie, 1684; la Belle Alphrède, comédie, 1684 ; la Pèlerine amoureuse, tragi-comédie, 1634; le Filandre, comédie, i635. Aucun progrès ne se fait sentir dans ces pièces, sauf peut-être dans le style qui s'affermit et s'épure; et ce qu'on y admire le plus, c'est encore la fécondité du poète produisant dans ■ la même année quatre pièces en cinq actes. Dans sa marche ascendante, le bon Kotrou était sujet à des rechutes. Le goût de son temps qui s'imposait à lui, la nécessité de travailler vite pour beaucoup produire, le ramenaient de l'imitation des poètes antiques, qui eût été pour lui féconde en leçons, aux canevas italiens et espagnols, qu'il savait broder d'une main légère et rapide pour les besoins du public et pour les siens propres.

Agésilan de Colchos, qui parut en i635, est tiré du roman c^'Amadis de Gaule. On trouve dans cette pièce de l'intérêt, beaucoup d'esprit et des vers charmants. Daraïde s'est déguisé en femme pour pénétrer auprès de la belle Diane dont il est épris, mais il craint de paraître devant elle. S'il allait rester confus et muet en sa présence ! Son confident, Darincl, le rassure ainsi :

Oh ! la crainte frivole !

Aimant bien, vous doutez de pouvoir cajoler! Cet habit seul suffit à vous faire parler.

Dans l'Innocente Infidélité (i635), tragi-comédie.

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