‹ Théâtre choisi de J. de RotrouChapitre 9 sur 186 · XX R O T R O U · texte numérisé non relu

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sait leurs talents de tout l'éclat du soleil levant de Corneille.

On a accusé Kichelieu de jalousie. « // est bien rare^ dit à cette occasion Voltaire^ qu'un homme puissant, quand il est lui-même artiste y protège sincèrement les bons artistes K » Cependant V admirateur de CoUetet a pu aussi sincèrement trouver mauvaise la tragédie de Corneille ; qui aime Mxvius ne doit pas aimer Virgile. Au contraire, Kotrou fut un des premiers à comprendre et à applaudir le nouveau génie. U amitié qu'il lui témoigna dut consoler Corneille des attaques de Scudéry et de celles de Mairet. Plus tard, il exprimera son adniiration pour lui dans ces beaux vers de Saint Genest :

Nos plus nouveaux sujets, les plus dignes de Rome, Et les plus grands efforts des veilles d'un grand homme, A qui les rares fruits que la muse produit Ont acquis dans la scène un légitime bruit, Et de qui certes l'art comme l'estime est juste, Portent les noms fameux de Pompée et d'Auguste ; Ces poèmes sans prix, où son illustre main D'un pinceau sans pareil a peint l'esprit romain. Rendront de leurs beautés votre oreille idolâtre Et sont aujourd'hui l'âme et l'amour du théâtre.

Un pareil hommage fait le plus grand honneur ci Kotrou. Les spectateurs de 1646 durent applaudir le poète généreux qui proclamait si haut la gloire d'un rival à la face de leurs communs juges.

Revenons aux pièces qui suivirent /'Hercule mou-

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