ACTE V, SCENE II
Qui seuls facent ombrage à ce roy des guerriers; Et vous, fatales sœurs, reines des destinées, Vous, dont les noires mains ourdissent nos années, Cessez à mon fuseau vos travaux superflus ; Que fait Alcmene icy quand Alcide n'est plus? Si le fils relevoit d'un pouvoir si severe. Quel aveugle destin en exempte la mère? Tranchez les tristes jours de ce débile corps Que vous verrez tomber sous vos moindres efforts. Que son oncle une fois soit touché de ma peine, Qu'il nous renvoyé Alcide ou qu'il reçoive Alcmene! Qu'il le chasse ou m'attire en ce manoir hideux, Qu'il relasche un esprit ou qu'il en prenne deux !
LUSCINDE
Madame, tout est sourd en ce fatal empire, Et la mort fuit plus loin alors qu'on la désire; Elle espargne ses coups, toute avare qu'elle est ; Mais on ameine Arcas...
Philoctete.
O rigoureux arrest !