‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 228 sur 426 · SCÈNE II MARCELIN, GASPARD, GEORGETTE · texte numérisé non relu

SCÈNE II MARCELIN, GASPARD, GEORGETTE

Votre servante, mon cousin.

MARCELIN

Bonjour, ma petite cousine. Ohl n'ayez pas peur, c'est mon ami Gaspard. Vous pouvez parler devant lui.

Ah 1 oui, ce monsieur avec qui vous avez renouvelé connaissance hier.

GASPARD

Oui, mademoiselle ; elle date de loin, notre connaissance.

MARCELIN

Eh bien I votre père?

Sd4 LBS MARIONNETTES.

OEORGETTB.

Il TE venir; il est au château. M. Dorvilé et sa sœur sont arrivés.

HARGEfilN.

Parbleu ! cela a fait assez de tapage toute la Duit.

6E0R6BTTB.

Tout va bien, je ne crains plus que quelques petits obstacles.

VARCBrJN.

Des obstacles, dites-vous?

GBORGETTE.

Oh! ne vous effrayez pas; mon père ne m'a rien dit de positif ; mais je devine ce qu'on ne veut pas dire par ce qu'on dit, moi.

MARGEUN, ù Gaspard.

Oh ! elle est d'une finesse 1 et puis un respect pour son ancien mattre I je la mène comme je veux.

GBORGETTE.

Le cousin Marcelin, m'a dit mon père, nous fait beaucoup d'honneur ; mais d'abord il est plus âgé que toi. — Eh bien t tant mieux, mon père, il en sera plus amoureux, plus complaisant. — Il n*a rien. — Est-ce que vous avez quelque chose, mon père? — Mais ton parrain, M. Dorvilé, qui t*a promis de te faire du bien? — Voilà justement l'occasion de réclamer l'effet de ses promesses, mon père. Et puis il me parlait de ce parent à nous dont on n a pas eu de nouvelles depuis plus de douze ans, et qui avait fait une si grande for* tune dans l'Amérique : Et encore, disait-il, comme Marcelin en était plus proche que nous, s'il y avait quelque. legs, quelque donation de ce côté-là ?

HARCEUN.

Ah 1 bien oui ! le cousin Ducoudray, n'est-ce pas ? c'est vraij c'est mon cousin germain ; mais, comme vous dites, voilà douze ans qu'on n'en a entendu parler ; il est mort, ou marié, ou perdu ; il n'y a rien à en espérer.

GBORGBTTB.

Et enfin, ajoutait-il, tu ne nieras pas, ma fille, que Marcelin a de grands torts ; après tout l'argent que feu son père a dépensé pour lui donner une belle éducation, se trouver encore plus pau-

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