ACTE I, SCBNB II. d
vre que ne l'était feu son père ! et un garçon fait pour aller au grand, se borner à être écrivain public dans un village 1 c'est paresse, c'est fainéantise, disait mon père.
MARCELIN
Et vous lui avez répondu que c'était au contraire philosophie, véritable sagesse; (juej'avais reconnu fe néant, le vide de tous ces biens, de toutes ces places que les hommes estiment, recherchent et acquièrent à si grande peine?
GBOROBTTS.
Point du tout ; je lui ai dit que je l'approuvais, que vous aviez bien des reproches à vous faire, mais que quand nous serions mariés je saurais vous faire changer de principes, et vous trouver, par la protection de mon parrain, quelque bonne place à Paris ou ailleurs.
MARCBLIN.
Ah ! vous pensez... Eh bien I oui 1 qu'à cela ne tienne, ma chère cousine, que je sois votre mari, et pour vous plaire je me lancerai comme les autres.
GASPARD
Et tu feras bien. Ne suis pas mon exemple. Je me repens de n'avoir rien fait dans ma jeunesse ; quand je vois de nos anciens camarades, militaires, magistrats, gros marchands, et que je me trouve, moi, pauvre hère... Je sais m'accommoder à ma situation, mais s'il se présentait une occasion de l'embellir, je ne la laisserais pas échapper. Tu me vantais tout à l'heure ton empire sur mademoiselle, et moi je te conseille en ami de te laisser mener tranquillement par ta femme.
6B0R6BTTB.
Oh I soyez tranquille, je le mènerai bien, je vous en réponds.
MARCELIN, ù Gaspard,
Elle est gentille... Ah 1 mon ami, que je serai heureux avec cette femme-là !
6E0RGETTH.
Chut I c'est mon père.