‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 312 sur 426 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

SAINVILLE, DORSAY, dei papierê à la main,

DORSAY

Ehl quoil ma nièce vous a déjà quitté?

SAINVILLE

Oui, monsieur.

DORSAY.'

Eh bien I toujours de plus en plus épris? Ohl il faut être vrai, ma nièce mérite bien...

SAINVILLE, à part.

Allons, voilà l'oncle qui fait son éloge.

DORSAY

Gomme je vous disais, un cœur excellent.

SAINVILLE

Une égalité d'humeur admirable.

DORSAY

Vraiment ! je suis bien aise que vous lui ayez découvert cette précieuse vertu : ainsi vous êtes enchanté?

SAINVILLE

Oui, enchanté I je vous souhaite bien le bonjour.

DORSAY

Un moment : vous m'avez fait espérer que vous voudriez bien vous charger de mes papiers?

SAINVILLE

Pardon, je ne puis pas me mêler de cette affaire.

DORSAY

Eh! mais, monsieur, vous m'avez promis...

SAINVILLE

Oui; mais j'ai fait réflexion... En général, je me fais un scrupule de chercher à exercer la moindre influence. Au surplus, rien ne presse, j'annon-

SCÂNB X. 338

cerai votre visite à mon père, et demain, aprèsdemain... (À part,) Oh \ les femmes! Je Jes reconnais; dès qu'elles sont sûres de nous... {Haut,) Je vous salue, âionsieur Dorsay. (Il sort»)

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