‹ Théatre choisi de L.-B. PicardChapitre 327 sur 426 · SOPHIE,. MARIANNE, PHIUBERT AÎNÉ · texte numérisé non relu

SOPHIE,. MARIANNE, PHIUBERT AÎNÉ

(Pendant la seine précédente , on a vu Marianne tirer les rideaux et ouvrir une fenêtre de la maison de Duparc»)

MARIANNE, à la fenêtre.

Pas un seul nuage. Mon mari qui me soutenait

hier qu'il pleuvrait aujourd'hui. Mademoiselle, venez donc voir : nous aurons un temps superbe.

SOPHIE, à sa fenêtre.

Tant mieux.

MARIANNE

Monsieur sera bien content. Gomme c'eût été contrariant, si nous avions eu mauvais temps, un jour où il reçoit tant de monde à la campagne, où il donne un bal pour la fête du village! SOPHIE , voyant Philibert atné qui sort de la maison de

DuparCy et se retirant précipitamment de la fenêtre.

Ah ! mon Dieu 1

MARIANNE

Eh! quoi donc, mademoiselle?

SOPHIE

C'est le soleil qui m'a éblouie. {Voyant que Philiberi aine ne regarde pas du côté de la fenêtre,) Mais je m'y

accoutume. N'est-ce pas ma bonne maman qui te sonne?

MARIANNE

J'y suis. Quel bonheur 1 Nous danserons dans le

jardin. {Elle quitte la fenêtre.)

SOPHIB , toujours û la fenêtre.

C'est encore lui. C'est le jeune homme que, depuis un mois , je rencontre partout. Il sort de notre maison. Que veut dire ceci? Eh bien! il entre dans la maison en face de la nôtre. Est-ce que ce serait lui qui aurait loué cet appartement?... Pour le coup, ce serait bien une preuve...

Quel est-il? que me veut-il ? (PAi7i*«ri aUié reparaît.)

Il revient; je n'oserai plus ouvrir cette fenêtre.

(Elle quitte la fenêtre et la ferme,)

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