AOTE III, SCÈNE XIV
conservé, il a déjà augmenté sa fortune; il n*a pas de dettes, et, plus d'une fois, il a payé les miennes. (En riant.) Moi, messieurs, franchèmeut ie ferais une folie de me marier, et un père en ferait une plus grande de me donner sa fille. Que diable pourrais-je apprendre à mes enfants? (D'un ton grave,) Mais moD frère, l'homme de mérite ! il a été si bon fils, il est si bon frère, qu'il ne peut manquer d*ètre bon père et bon mari. 11 fera souche d'honnêtes gens, d'hommes de sens, d'hommes d*esprit, parce qu'il a de Thonneur, du sens et de Tesprit. C'est mon frère que vous avez invité, c'est moi qui suis venu. Donc je ne suis pas un intri-
fant qui ai pris un faux nom ; mais mon frère a té victime dun quiproquo. Es-tu content, frère? T'ai-je tenu parole ? Je crois que je n'ai pas dit de sottises ?
DUPAJiG.
Ainsi, c'est de monsieur, que Clairville, Forlis, Préval, Derlange, m'ont fait un si grand éloge.
PHILIBERT AÎNÉ
Ahl monsieur, je dois cet éloge à leur indulgence. Mon frère ne mérite pas tout le mal qu'il vient de dire de lui-même; mais oui, a'est de moi qu'on vous a parlé ; c'est moi qui vous ai fait une visite ce matin ; c'est à moi que vous l'avez rendue. {Tirant de ta poche la carte de visiie de Duparc,)
Voici la carte que Clairville m'a remise de votre part. C'est moi qui suis attaché au ministère des affaires étrangères ; c'est moi (|ui ai eu le bonheur de remplir avec succès une mission à Smyrne.
CLAIRVILLE
Eh! mais, mon cher monsieur, que ne me disiez-vous que vous aviez un frère?
PmLIBERT CADET.
Ohl il n'y a pas de quoi se vanter.