‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 261 sur 442 · Schrœder, un des premiers act • <i ITii · texte numérisé non relu

Schrœder, un des premiers act • <i ITii

mon en 1816), et directeur du théâtre de Hambourg, compo pièces qui ne sont pas saas valeur. 11 a traduit une partie de speare, et Ticck n'a pas dédaigné d'écrire une préface pour ses œuvres dramatiques. S . avait aussi un grand talent, et

sa fille, Mme SI, nt, fut une des plus illustres cantatrices

de ce siècle. — < '<• fut principalement sur les observations de Schrœder que Kotzcbue corrigea su pièce, ce qui donne une valeur toute particulière aux remarques du critique Scbink, en raison des relations i de ce dernier av< c

tout à coup de ce Ion à celui qu'il convient d'employer avec une femme de ehambre acariâtre1 ? »

Cette remarque est parfaitement juste, selon nous, et ce qui le preuve, c'est que plus tard la scène entre Eulalie et Charlotte fut cori abrégée par l'auteur.

« On peut dire la même chose de la dernière scène du troisième acte, où la scène extrêmement touchante de la reconnaissance de Mme Millier est immédiatement suivie de la scène lisible des pipes. »

Là aussi KotzeLue s'est amendé. Au lieu de nous montrer Pierre, le fils de l'intendant Bittermann, essayant de fumer une pipe., à l'exemple de ses maîtres, il met dans la bouche d'E'ulalie un monologue en rapport avec sa situation et sa douleur.

On remarquera encore que dans l'ancien texte le major fait connaissance avec Eulalie sur la scène, tandis que dans la dernière version il la connaît depuis trois ans et se retrouve en face d'elle plus épris que jamais. L'intérêt est donc augmenté, puisque le cœur du major reçoit ainsi plus vivement l'impression de tout ce qui se rapporte à Mme Huiler. En outre, l'intercession de la comtesse auprès de la jeune femme, au nom de l'amour de son frère, se trouve mieux jnstiliée ainsi, plus pressante, et mieux faite pour réduire Eulalie à la né- • de s'expli juersans réticence.

Le rôle épisodique de Charlotte est repris avec raison par le critique allemand. Qu'elle soit impertinente avec Mme Millier, en sa qualité de camériste prétentieuse, passe encore; mais qu'on la dépêche vers YInconnu, vers le sauveur du comte, au lieu d'y aller en personne pour le remercier et le prier de venir au château, c'est ce qui semble d'une rare inconvenance, quand Charlotte n'y ajouterait pas les inconvenances de son cru. Malheureusement ceci est resté tel quel.

Quant au vieux Tobie, secouru par Mme Millier, il est certain que son langage. est parfois un peu trop fleuri pour sa condition. Le domestique de l'Inconnu tient un langage encore Lien plus au-dessus de son état. « Cet homme fait le moraliste, le philosophe à tout propos. i -une surtout ce qu'il voit et entend d'une manière si profonde,

si spirituelle, que tout cela Tait un contraste singulier avec sa livrée. »

Hais ce que nous ne saurions accorder, c'est que « la pièce gagnerait beaucoup du côté de l'intérêt, si Eulalie persistait dans sa résolution de refuser t. .ut pardon ; et si Meinau, de son coté, perse -

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