‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 339 sur 442 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

L'INCONNU, seul.

Meinau, le dernier moment heureux de ta vie approche. Tu vas la voir encore une fois, elle qui remplit toute ton âme! Oh! que ne puis-je voler au-devant d'elle, que ne puis-je la serrer contre ce cœur! — Fi! est-ce là le langage d'un mari offensé? Hélas! je le sens, le fantôme de l'honneur n'a pas ses racines dans le cœur. Sois ferme, il ne doit pas en être autrement. — Je vais lui parler doucement, mais avec sévérité. — (.larde qu'aucun reproche ne s'échappe de ta bouche! — Oui, son repentir est vrai, malgré tout ce que peut supposer ma défiance. — Eh bien! que son sorl au moins soil supportable! elle ne doit pas servir en vue du pain quotidien. Elle doit vivre indépendante, et elle ne doit pasmanquerdes moyens de satisfaire son penchant à faire du bien. (// regarde au-

\ . Scène» ix et x (Julie Mole).

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