‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 343 sur 442 · ACTE V, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE IX

l'inconnu, larelevant. — Pas d'abaissement, Eulalie. (// lui tend la main.) Adieu!

eulalie. — A jamais t

l'inconnu. — A jamais !

eulalie. — Vous partez sans malédiction...

l'inconnu. — Sans malédiction.

eulalie. — Et quand j'aurai assez expié, — quand nous nous retrouverons dans un meilleur monde...

l'inconnu. — Alors tu seras à moi pour l'éternité !

(Leurs deux mains sont unies, leurs regards se rencontrent avec émotion; ils balbutient un dernier adieu et ils se séparent. Mais lorsque chacun se retourne, Eulalie rencontre le petit Guillaume, etMeinau la petite Amélie, que la comtesse et le major leur tendent.)

amélie. — Père!

Guillaume. — Mère!

(Le père et la mère serrent les enfants dans leurs bras.)

Guillaume, courant à son père. — Cher père ! amélie, courant à sa mère. — Chère mère!

(Meinau et Eulalie s'arrachent des bras des enfants, se regardent sans parler et se jettent dans les bras l'un de l'autre.)

meinau. — Je te pardonne1!

(La toile tombe.)

\. M. Pages, qui ajoute ou retranche volontiers, met : « Henriette, je te pardonne... je t'aime! » Kotzebue fait dire simplement à Meinau : « Je te pardonne ! » — Notons, pour mémoire, que le nom de l'héroïne elle-même est changé. — Nous avons traduit, au contraire, jusqu'au moindre détail avec une exactitude rigoureuse.

FIN DU CINQUIEME ET DERNIER ACTE

LA

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