SCÈNE VI
LE BOURGMESTRE, les précédents.
le bourgmestre. — Sabine, cherche-moi ma perruque, il faut que j'aille à l'Hôtel de ville. sabine. — Tout de suite, cher père.
(Elle sort.)
le bourgmestre. — Votre serviteur, monsieur mon frère. Il faut que je travaille comme un cheval de labour.
m. staar. — Qu'y a-l-il donc?
le bourgmestre. — Est-ce que tout ne repose pas sur moi? Le sort de toute la ville ? — C'est aujourd'hui que se décide le procès entre maître Barsch et le veilleur de nuit h cause de la lanterne cassée.
m. staar. — Qui a gagné?
le bourgmestre. — Il faut que le veilleur de nuit fasse réparer la lanterne, et maître Barsch payera les frais de jugement : quatre thalers, dix. gros.
madame staar. — Ce n'est pas cher.
le bourgmestre. — Le cordonnier Korb et le tailleur Lummel vont comparaître aujourd'hui, à cause de cette bataille au cabaret.
m. staar. — Qu'y a-t-il là ?
le bourgmestre. — Tous les deux gardent leurs coups et payent une amende.
madame staar. — Comme de droit.
le bourgmestre. — Puis, il y a la grosse affaire avec toute la bourgeoisie.
m. staar. — A cause du nettoyage des rues ?
le bourgmestre. — C'est cela. Le très-honorable Conseil municipal ne veut pas faire balayer les rues. C'est uu