ACTE I, SCENE VII
onusJ de la bourgeoisie, elle s'est toujours occupée des ordures de la rue, et l'honorable Conseil s'y mettra jusqu'à ce que les récalcitrants se rangent à leur devoir.
madame staar. — Que chacun balaye devant sa porte, c'est un ancien proverbe.
le bourgmestre. — Non, ma mère, je suis Bourgmestre et Doyen, et je ne balaye pas devant ma porte. Ils peuvent interjeter appel de l'arrêt, les ordures y resteront. Et quand le procès durerait vingt ans, les ordures ne bougeront pas de leur place.
m. staar. — Il faut tenir à son droit.
le bourgmestre. — Bien dit, mon frère.
madame staar. — Mais à la fin, nous ne pourrons plus passer par la porte.
le bourgmestre. — Cela ne fait rien, nous resterons chez nous, et ils peuvent voir comment ils se tireront d'affaire à l'Hôtel de Ville. Je suis ferme comme la muraille de Babylone. Que seraient devenus nos privilèges si moi je n'avais pas été là? — Qui donc serait arrivé à pouvoir célébrer la grande fête demain? Moi! moi! j'y suis arrivé, j'ai sauvé l'honneur de la ville !