‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 363 sur 442 · SCÈNE XII MADAME STAAR, MADAME BREWDEL · texte numérisé non relu

SCÈNE XII MADAME STAAR, MADAME BREWDEL

madame brendel. — Me voilà, ma bien chère cousine. J'ai couru, je suis hors d'haleine ; — je n'étais qu'à ma septième tasse de café, — mais j'ai tout laissé.

madame staar. — P>ien obligée, ma très-honorable cousine Savez-vous déjà...

madame brendel. — Ah! je sais tout. Ma servante était chez le boucher, et le boucher a raconté que son voisin le fileur a entendu le garçon de bureau de l'Hôtel de ville dire à sa tille : Minette, a-t-il dit, là-bas, dans la carrière, il y a une couple de comtes, ils se sont cassé les bras et les jambes, et ils vont être ici dans quelques minutes. Le sonneur va jouer de la trompette; les enfants jetteront des fleurs ; le Conseil municipal, en corps, ira au-devant d'eux, et on sonnera les cloches.

madame staar. — Il n'y en a qu'un seul, ma cousine, un seul dans la carrière, et nous croyons que c'est un monsieur de la société. Il logera chez nous. Le ministre a écrit lui même et a prié mon fils pour l'amour de Dieu. Maintenant, pensez, ma cousine, quel trouble dans ma maison ! Et tout dépend de moi! tout repose sur moi!

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