‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 383 sur 442 · MADAME STAAR, LE BOURGMESTRE, M. STAAR, SPERLING, SABINE · texte numérisé non relu

MADAME STAAR, LE BOURGMESTRE, M. STAAR, SPERLING, SABINE

le bourgmestre. — [I faut accompagner Sa Majesté.

(Il va pour sortir.)

sabine, le retenant. — .Mon père, que dites-vous là? Gomment cette idée vous est-elle venue ?

le bourgmestre. — Petite fol le, c'est notre roi.

sabine. — Nullement ! qui vous a conté cela ?

m. staar. — Conté ?

le bourgmestre. — Ma mère n'a-t-elle pas vu le grandpère ?

m. staar. — N'a-t-elle pas le portrait?

madame staar. — Je le tiens d'elle-même.

sabine. — Ah! maintenant je comprends. — Mon Dieu! ce n'était qu'une plaisanterie.

tous. — Une plaisanterie?

sabine. — Pardon, grand' mère —

madadame staar. — Je le tordrai le cou.

sabine. — Pouvais-je supposer?...

madame staar. — Maudite enfant ! tu savais donc qui était représenté par ce portrait?

sabine, un peu confuse. — Non, — je ne savais pas.

madame staar. — D'où l' as-tu?

sabine. — Moi. — je l'ai trouvé!

madame staar. — Trouvé! Où? Comment?

sabine. — Lorsque j'étais encore à la Résidence, — pendant une promenade, — dans l'herbe. — Je l'ai mis dans ma poche et l'ai oublié jusqu'à ce jour.

madame staar. — Tiens! D'où vouait doue la tendresse avec laquelle tu le regardais ce malin lorsque je suis entrée ?

sabine. — La tendresse?

MADAME staar. — Oui, oui, mamselle ! Tu ne voyais ni n'entendais plus.

sperling. — Tiens, tiens, mademoiselle ?

Page 1