MADAME STAAR, LE BOURGMESTRE, M. STAAR, SPERLING, SABINE
le bourgmestre. — [I faut accompagner Sa Majesté.
(Il va pour sortir.)
sabine, le retenant. — .Mon père, que dites-vous là? Gomment cette idée vous est-elle venue ?
le bourgmestre. — Petite fol le, c'est notre roi.
sabine. — Nullement ! qui vous a conté cela ?
m. staar. — Conté ?
le bourgmestre. — Ma mère n'a-t-elle pas vu le grandpère ?
m. staar. — N'a-t-elle pas le portrait?
madame staar. — Je le tiens d'elle-même.
sabine. — Ah! maintenant je comprends. — Mon Dieu! ce n'était qu'une plaisanterie.
tous. — Une plaisanterie?
sabine. — Pardon, grand' mère —
madadame staar. — Je le tordrai le cou.
sabine. — Pouvais-je supposer?...
madame staar. — Maudite enfant ! tu savais donc qui était représenté par ce portrait?
sabine, un peu confuse. — Non, — je ne savais pas.
madame staar. — D'où l' as-tu?
sabine. — Moi. — je l'ai trouvé!
madame staar. — Trouvé! Où? Comment?
sabine. — Lorsque j'étais encore à la Résidence, — pendant une promenade, — dans l'herbe. — Je l'ai mis dans ma poche et l'ai oublié jusqu'à ce jour.
madame staar. — Tiens! D'où vouait doue la tendresse avec laquelle tu le regardais ce malin lorsque je suis entrée ?
sabine. — La tendresse?
MADAME staar. — Oui, oui, mamselle ! Tu ne voyais ni n'entendais plus.
sperling. — Tiens, tiens, mademoiselle ?