SPERLING, T.ES PRÉCÉDENTS
sperling. — Mes vénérées cousines, je voudrais que l'étranger fût encore dans les carrières; car, entre nous, il n'a pas de conduite.
.m. staar. — Nous sommes déjà d'accord là-dessus.
sperling. — Avez-vous remarqué son sourire moqueur, lorsque j'ai proposé la vieille rime du foie-?
m. staar. — De votre ode sur le Mumme de Brunswick. il n'a pas entendu trois mots.
madame brendel. — Il a lancé des œillades à la cousine qui était assise en face de lui.
sperling. — Il ne semble pas avoir de sens pour la belle littérature.
M. staar. — Il n'a pas même lu le Rinaldo Binaidini5.
sperltng. — Il est à plaindre. Ce n'est pas qu'il manque de talents, mais il n'a pas d'éducation.
4. Mot à mot: II s'est iiicliné tout nu tour, il a fait un salut circulaire.
2. « Il était autrefois d'usage eu Allemagne, dans les repas joyeux, que celui à qui l'on servait le foie du brochet improvisât un distique qui devait commencer par les mots : Die Leber ist iom He< ht, le foie est du brochet. Par extension, Lebcrreim signifie rimailles , vers badins de société. » (Note de MM. Le Bas et Régnier dans leur édition.)
Voici la formule complète : Die-Leber ist vom Hecht, und nicht von — (Le foie est du brochet, et non de — ), en terminant par le nom d'un animal quelconque donné par une personne de la société. Une autre personne devait alors improviser un vers rimant ayee le premier.
3. Ce nom est celui d'un brigand, héros d'un roman célèbre de Vulpius, du commencement du siècle.
is2 LA PETITE VILLE ALLEMANDE.
m. staail — Pas de mœurs.
madame brendel. — Pas de principes.
madame morgenrotii. — Pas de savoir-vivre.
madame staar. — Pas de titre.
sperling. — Vous verrez; quand il se rendra à la fête de demain, les enfants se moqueront de lui.
m. staar. — Remercions Dieu de ce que la jeunesse de notre bonne ville de Knehvinkel est mieux élevée.