C'est-à-dire un nigaud
madame brendel. — Uno fille mondaine qui reçoit les dernières modes de la Résidence!
madame morgenrotu. — L'autre jour elle s'est moquée do notre façon de faire une révérence.
madame BRENDEr.. — De notre temps, notre maître do danse était un homme célèbre.
madame MOROENROTii. — Il est vrai qu'il ne connaissait rien des sauteries' modernes.
madame brendel. — Et il ne souffrait pas qu'on s'entortillât dans la queue do sa robe comme dans un chiffon mouillé.
madame sïaar. — Voyons, voyons, mes chères cousines, il faut excuser la jeunesse. Ma petite Sabine a un bon cœur. Continue, mon fils Nicolas.
le bourgmestre. — Monsieur le Substitut de l'inspecteur des bâtiments, des mines et de la voirie, Sperling, csl sur le point de prendre ma fille Sabine, susnommée, comme épouse légitime.
M. staar. — C'est assez connu. Continuez.
le bourgmestre. — Mais il se trouve qu'avant la célébration dos fiançailles, un autre prétendant survient, qui a les mômes intentions chrétiennes.
tous. — Qui? qui?
le bourgmestre. — Celui que Son Excellence très-révéréc monsieur le ministre m'a si chaudement recommandé, M. Olmers.
madame staar. — Lui?
M. staar. — Hom !
MADAME BRENDEL. — Tiens!
MADAME MORGENROTH. — VOVOZ (loilO (
madame staar. — Réellement?
m. staar. — C'est curieux.
madame brendel. — En vérité?
madame morgenroth. — Voilà de l'imprévu. le bourgmestrei — Que diseni iiiaiiiieiiani les chers parents de l'affaire, après sérieuse réflexion?
MADAME STAAR. — C'osl que...