‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 403 sur 442 · C'est-à-dire un nigaud · texte numérisé non relu

C'est-à-dire un nigaud

madame brendel. — Uno fille mondaine qui reçoit les dernières modes de la Résidence!

madame morgenrotu. — L'autre jour elle s'est moquée do notre façon de faire une révérence.

madame BRENDEr.. — De notre temps, notre maître do danse était un homme célèbre.

madame MOROENROTii. — Il est vrai qu'il ne connaissait rien des sauteries' modernes.

madame brendel. — Et il ne souffrait pas qu'on s'entortillât dans la queue do sa robe comme dans un chiffon mouillé.

madame sïaar. — Voyons, voyons, mes chères cousines, il faut excuser la jeunesse. Ma petite Sabine a un bon cœur. Continue, mon fils Nicolas.

le bourgmestre. — Monsieur le Substitut de l'inspecteur des bâtiments, des mines et de la voirie, Sperling, csl sur le point de prendre ma fille Sabine, susnommée, comme épouse légitime.

M. staar. — C'est assez connu. Continuez.

le bourgmestre. — Mais il se trouve qu'avant la célébration dos fiançailles, un autre prétendant survient, qui a les mômes intentions chrétiennes.

tous. — Qui? qui?

le bourgmestre. — Celui que Son Excellence très-révéréc monsieur le ministre m'a si chaudement recommandé, M. Olmers.

madame staar. — Lui?

M. staar. — Hom !

MADAME BRENDEL. — Tiens!

MADAME MORGENROTH. — VOVOZ (loilO (

madame staar. — Réellement?

m. staar. — C'est curieux.

madame brendel. — En vérité?

madame morgenroth. — Voilà de l'imprévu. le bourgmestrei — Que diseni iiiaiiiieiiani les chers parents de l'affaire, après sérieuse réflexion?

MADAME STAAR. — C'osl que...

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