Mot à mot : à vous rompre le cou
olmers. — Oui, monsieur, ceci est absolument nécessaire.
sterling. — Ah ! oui, je comprends bien.
Sabine. — Mais la pauvre fille est gardée toute la journée; tantôt c'est la mère, tantôt le père, tantôt le rival.
sterling. — Il y a donc un rival? Bien sûr, une créature déplaisante?
olmers. — Oh! oui, monsieur, un fou insupportable!
sterling. — Ohje comprends. Ha! ha! ha! ha! ha!
sabine. — Il faut donc chercher une ruse pour donner une occasion à la fillette de causer avec le chevalier, sans être découverte (avec intention), car elle a beaucoup de choses à lui dire.
sperllng. — Que le rival ne doit pas entendre'?
sabine. — Naturellement.
sr-ERLiNG. — Je comprends. Et maintenant monsieur ne sait pas comment arranger cette affaire?
olmers. — En effet. Si vous aviez la bonté de ui'aidcr par un bon conseil...
sperling. — Bien volontiers. Rien ne sera plus facile. (H réfléchit.) Voyez-vous — par exemple — dans la journée le rendez-vous ne peut pas avoir lieu, car là l'insupportable rival ne quitte pas la jeune tille.
olmers. — '■ C'est cela, monsieur.
si'Erling. — Ce serait donc dans la nuit! A l'heure des spectres! A minuit!
sabine. — Ce serait trop risqué, parce que la jeune tille est décrite comme joyeuse et espiègle, mais très-décente.
olmers. — Mais cela ne signifiera pas grand'chose, puisque le chevalier est presque son fiancé.
sabine. — Non, monsieur Olmers, l'honneur de voire héroïne nie tient trop au cœur. Rien de fait pour minuit. Tout au plus dans la soirée.
sterling. — Bien, bien, le soir. Sans doute le rival est un bonnet de nuit — qui va se coucher de bonne heure ?
sabime. — Sûrement.
sperlikg. — Alors restons-en au soir. 11 y a un long corridor dans le château, faiblement éclairé par une petite lampe...