‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 411 sur 442 · Mot à mot : à vous rompre le cou · texte numérisé non relu

Mot à mot : à vous rompre le cou

olmers. — Oui, monsieur, ceci est absolument nécessaire.

sterling. — Ah ! oui, je comprends bien.

Sabine. — Mais la pauvre fille est gardée toute la journée; tantôt c'est la mère, tantôt le père, tantôt le rival.

sterling. — Il y a donc un rival? Bien sûr, une créature déplaisante?

olmers. — Oh! oui, monsieur, un fou insupportable!

sterling. — Ohje comprends. Ha! ha! ha! ha! ha!

sabine. — Il faut donc chercher une ruse pour donner une occasion à la fillette de causer avec le chevalier, sans être découverte (avec intention), car elle a beaucoup de choses à lui dire.

sperllng. — Que le rival ne doit pas entendre'?

sabine. — Naturellement.

sr-ERLiNG. — Je comprends. Et maintenant monsieur ne sait pas comment arranger cette affaire?

olmers. — En effet. Si vous aviez la bonté de ui'aidcr par un bon conseil...

sperling. — Bien volontiers. Rien ne sera plus facile. (H réfléchit.) Voyez-vous — par exemple — dans la journée le rendez-vous ne peut pas avoir lieu, car là l'insupportable rival ne quitte pas la jeune tille.

olmers. — '■ C'est cela, monsieur.

si'Erling. — Ce serait donc dans la nuit! A l'heure des spectres! A minuit!

sabine. — Ce serait trop risqué, parce que la jeune tille est décrite comme joyeuse et espiègle, mais très-décente.

olmers. — Mais cela ne signifiera pas grand'chose, puisque le chevalier est presque son fiancé.

sabine. — Non, monsieur Olmers, l'honneur de voire héroïne nie tient trop au cœur. Rien de fait pour minuit. Tout au plus dans la soirée.

sterling. — Bien, bien, le soir. Sans doute le rival est un bonnet de nuit — qui va se coucher de bonne heure ?

sabime. — Sûrement.

sperlikg. — Alors restons-en au soir. 11 y a un long corridor dans le château, faiblement éclairé par une petite lampe...

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