‹ Théâtre choisi de Lessing et de KotzebueChapitre 427 sur 442 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

Sl'ERLLNG, en costume de nuit, LES précédents.

sterling. — Me voilà! nie voilà! Qui l'a enlevée?

le bourgmestre. — Le Diable!

sterling. — Je comprends, je sais déjà; le diable s'appelle Olmors.

le bourgmestre. — Est-ce que monsieur est fou? Qui parle de ma fille? La délinquante est, partie!

sterling. — La voleuse?

rlaus. — Avec des jambons et des saucissons.

le bourgmestre. — Monsieur mon frère l'a aidée.

M. staar. — Elle a lu l'histoire de Trenk.

sterling. — Puissances célestes! Qu'entends-je! Que dites-vous? Pas de fête demain! pas de poteau! pas de fiançailles I — Qu'adviendra-t-il maintenant de mes chefsd'œuvre? J'ai fait un sonnet sur la délinquante, un triolet sur le poteau; le poteau a trois pieds!

le bourgmestre. — Je voudrais que vous fussiez tous pendus!

m. staar. — Que faire maintenant?

le bourgmestre. — Oui, nous voilà maintenant comme un troupeau de bamfs devant la montagne '.

sperling. — Un sacrifice interrompu2 !

m. staar. — Les Rummelsbourgeois en mourront de rire.

le»bourgmestre. — C'est le moins. Mais quedira-t-on dans la Résidence?

m. staar. — Pas d'ordre! va-t-on dire.

le bourgmestre. — Pas de précaution ! pas de surveillance !

m. staar. — Le ministre va se fâcher.

le bourgmestre. — Le roi se mettra en colère.

1. Germanisme, qui veut dire : Nous ne savons de quel côté donner de lu télé.

1- « Allusion a un opéra de Winterqui porte ce titre, et qui tut représenté pour la première fois en 1790. «Note de MM. Le Bas-ct Régnier «dit. citée).

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