SCÈNE XI
Sl'ERLLNG, en costume de nuit, LES précédents.
sterling. — Me voilà! nie voilà! Qui l'a enlevée?
le bourgmestre. — Le Diable!
sterling. — Je comprends, je sais déjà; le diable s'appelle Olmors.
le bourgmestre. — Est-ce que monsieur est fou? Qui parle de ma fille? La délinquante est, partie!
sterling. — La voleuse?
rlaus. — Avec des jambons et des saucissons.
le bourgmestre. — Monsieur mon frère l'a aidée.
M. staar. — Elle a lu l'histoire de Trenk.
sterling. — Puissances célestes! Qu'entends-je! Que dites-vous? Pas de fête demain! pas de poteau! pas de fiançailles I — Qu'adviendra-t-il maintenant de mes chefsd'œuvre? J'ai fait un sonnet sur la délinquante, un triolet sur le poteau; le poteau a trois pieds!
le bourgmestre. — Je voudrais que vous fussiez tous pendus!
m. staar. — Que faire maintenant?
le bourgmestre. — Oui, nous voilà maintenant comme un troupeau de bamfs devant la montagne '.
sperling. — Un sacrifice interrompu2 !
m. staar. — Les Rummelsbourgeois en mourront de rire.
le»bourgmestre. — C'est le moins. Mais quedira-t-on dans la Résidence?
m. staar. — Pas d'ordre! va-t-on dire.
le bourgmestre. — Pas de précaution ! pas de surveillance !
m. staar. — Le ministre va se fâcher.
le bourgmestre. — Le roi se mettra en colère.
1. Germanisme, qui veut dire : Nous ne savons de quel côté donner de lu télé.
1- « Allusion a un opéra de Winterqui porte ce titre, et qui tut représenté pour la première fois en 1790. «Note de MM. Le Bas-ct Régnier «dit. citée).