ACTE II, SCENE IX
nathan. — Je pense qu'il nous restera toujours cet asile; cependant, Al-Hafi, je réfléchirai à cela. Attends.
le deryicue. — Réfléchir! non; il n'y a pas à réfléchir sur cela.
nathan. — Jusqu'à ce que je sois revenu de chez le sultan, jusqu'à ce que j'aie dit adieu...
le derviche. — Qui réfléchit cherche un prétexte pour ne point se résoudre; qui ne sait pas, sur l'heure même, se déterminer à vivre pour lui seul vivra à jamais l'esclave d'autrui. Comme vous voudrez!... adieu... comme bon vous semblera !... Voici mon chemin, et voici le vôtre.
nathan. — Al-Hafi, tu commenceras cependant par régler tes affaires?
le derviche. — Chansons! l'état de ma caisse n'exigé pas de compte, et je donne pour caution de ma gestion vous et Siltah. — Adieu.
(Il s'en va.)
nathan, le suivant des yeux. — Oui, je te cautionnerai!... bon, noble, farouche... quel nom te donner? — Le mendiant véritable est pourtant l'unique, le véritable roi !
(Il s'en va d'un autre côtti.)
FIN DU DEUXIEME ACTE