SCENE II L'ÉMIR MANSOUR, SALADIN
saladin. — Sois le bienvenu, émir. Eh bien, qu'est-il donc arrivé? Mansour, Mansour, lu nous as longtemps fait, attendre.
mansour. — Cette lettre t'apprendra qu'Aboulkassem a été d'abord forcé d'étouffer les troubles de la Thébaïde, avant que nous pussions nous hasarder à partir. Ensuite, j'ai hâté le voyage autant que cela était possible.
saladin. — Je te crois. Mon brave Mansour, prends sur-le-champ, prends une nouvelle escorte; tu continueras aussitôt ta route; ne le feras-tu pas volontiers? Tu conduiras la plus grande partie de cet argent chez mon père, dans le Liban.
mansour. — Volontiers, très-volontiers.
saladin. — Et ne prends pas une escorte qui soit trop faible. Les environs du Liban ne sont pas du tout sûrs. N'as-tu rien su? les templiers se remettent en mouvement; tiens-toi bien sur tes gardes. — Viens! Où s'est arrêtée la caravane? je veux la voir et tout ordonner moi-même. — Vous autres, je serai ensuite chez Sittah.