ACTE V, SCÈNE VI
moindre chose! Pas même un nom! Mais un moment : a-t-elle déjà quelque soupçon de ce qui va lui arriver?
nathan. — Peut-être ! cependant je ne sais d'où.
le templier. — Cela revient au même. Dans tous les cas, elle apprendra, elle doit apprendre de moi tout d'abord, de quoi son destin est menacé; la pensée de ne la revoir jamais, de ne lui parler jamais avant qu'elle fût à moi. ne subsiste plus. Je me hâte...
nathan. — Arrêtez! où allez-vous?'
le templier. — Vers elle : voir si cetfe âme de femme serait assez virile pour concevoir l'unique résolution qui soit digne d'elle.
nathan. — Laquelle?
le templier. — Laquelle? de ne plus s'inquiéter de vous, ni de son frère.
NATHAN. — ; Et de^...
le templier. — De me suivre, quand elle devrait parla devenir la femme d'un musulman.
natiian. — Demeurez. Vous ne la trouverez pas : elle est chez Sitlah, chez la sœur du sultan.
le templier. — Depuis quand ? pourquoi ?
natiian. — Et voulez-vous aussi y trouver le frère? vous n'avez qu'à me suivre.
le 'templier. — Le frère! de qui? de Sittah ou de Recha?
natiian. — De toutes deux peut-être. Venez seulement avec moi; je vous en prie, venez.
(Il l'emmène.)