lui df'signc son front
2. Auger fait observer avec raison qu' « Arnolplie oublie que la rccou-
Le mariage, Agnès, n'est pas un l)adinage :
A d'austères devoirs le rang de femme engage,
Et vous n'y montez pas, à ce que je prétends.
Pour être libertine* et prendre du bon temps.
Votre sexe n'est là que pour la dépendance :
Du côté de la barbe est la toute-puissance.
Bien qu'on soit deux moitiés de la société.
Ces deux moitiés pourtant n'ont point d'égaiilé;
L'une est moitié suprême et l'autre subalterne;
L'une en tout est soumise à l'autre qui gouverne;
Et ce que le soldat, dans son devoir instruit,
Montre d'obéissance au chef qui le conduit.
Le valet à son maître, un enfant à son père,
A son supérieur le moindre petit Frère ^,
N'approche point encor de la docilité.
Et de l'obéissance, et de l'humilité,
Et du profond respect où la femme doit être
Pour son mari, son chef, son seigneur et son maître.
Lorsqu'il jette sur elle un regard sérieux.
Son devoir aussitôt est de baisser les yeux.
Et de n'oser jamais le regarder en face
Que quand d'un doux regard il veut lui faire grâce.
C'est ce qu'entendent mal les femmes d'aujourd'hui;
Mais ne vous gâtez pas sur l'exemple d'autrui.
Gardez-vous d'imiter ces coquettes vilaines
Dont par toute la ville on chante les fredaines.
Et de vous laisser prendre aux assauts du malin^,
naissance veut nuilrc d'elle-même et (lue la réclamer est le plus sûr moyen de ne pas l'olilenir ». Ajoutons qu'Arnolphe humilie brutalement Agnès et que sa grossièreté justifiera les représailles de celle qu'il croit à tort son obligée.