‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 163 sur 744 · Leurs grimaces; c'est l'expression de Boileau · texte numérisé non relu

Leurs grimaces; c'est l'expression de Boileau

Ce sont eux que l'on voit, d'un discours insensé, Publier dans Paris que tout est renversé, Au moindre bruit qui court qu'un auteur les menace Déjouer des bigots la trompeuse grimace.

iDiscuurs au fioi, lOfio.)

ciiiiie (lu'ils ne sauraient rne pardonner; et ils se soûl tous aruiiJs contre ma comédie avec une fureur épouvantable. Ils n'ont eu garde de l'attaquer par le côté qui les a blessés: ils sont trop politiques* pour cela, et savent trop bien vivre pour découvrir le fond de leur âme. Suivant leur louable coutume, ils ont couvert* leurs intérêts de la cause de Dieu; et le Tarluffe, dans leur bouche', est une pièce qui offense la piété. Elle est, d'un bout à l'autre, pleine d'abominations, et l'on n'y trouve rien qui ne mérite le feu. Toutes les syllabes en sont impies; les gestes même y sont criminels; et le moindre coup d'u'il, le moindre branlement de tête, le moindre pas à droite ou à gauche, y cache des mystères qu'ils trouvent moyen d'expliquer à mon désavantage. J'ai eu beau la soumettre aux lumières de mes amis, et à la censure de tout le monde : les corrections que j'y ai pu faire, le jugement du Roi et de la Reine, qui l'ont vue, l'approbation des grands princes* et de Messieurs les ministres, qui l'ont honorée publiquement de leur présence, le témoignage des gens de bien, qui l'ont trouvée profitable, tout cela n'a de rien servi. Ils n'en veulent point démordre; et tous les jours encore, ils font crier en public des zélés indiscrets, qui me disent des injures pieusement et me damnent par charité"'.

1. Politiques, habiles et prudents. « Les Dominicains sont trop puissants, me dit-il, et la société des jésuites trop politique pour les clio- (juer ouvertement. » (Pascal, Prov. II.)

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