ACTE I, SCÈNE I
En vienne jusqno-là que de se méconnaître*, De contrarier tout, et de faire le maître.
MADAME PERNEI-LE.
Hé ! merci de ma vie- ! il en irait bien mieux, Si tout se gouvernait par ses ordres pieux.
DOUINE.
Il passe pour un saint dans votre fantaisie' :
Tout son fait*, croyez-moi, n"est rien cpi'hypocrisie.
MADAME I'ER:^ELLE
Voyez la langue !
DOr.lNE.
A lui, non j)lus qu'à son Laurent, Je ne me fierais, moi, que sur un bon garant.
MADAME PERNELLE
J'ignore ce cpi'au fond le serviteur peut être; Mais pour homme de bien, je garantis le maître. Vous ne lui voulez mal et ne le rebutez Qu'à cause qu'il vous dit à tous vos vérités. C'est contre le |)éché que son cœur se courrouce, El l'intérêt du Ciel est tout ce qui le pousse.
DORINE
Oui: mais pourquoi, surtout depuis un certain temps. Ne saurait-il souil'rir qu'aucun hante céans?