Fantaisie, imaijination
i. Sou /V((7, sa conduite et son caractère ; on lit dans une variante de Puli/eucle :
Que tu le connais mal : lout son fait n'est que mina.
(Acte V, se. I.
F.ii quoi blesse le Ciel une visite honn'*'te, Pour en l'aire un vacarme à nous romj)i-c la tète? Veul-on que là-dessus je m'explique entre nous? Je crois que de Madame il est, ma foi, jaloux.
MADAMK PERNEI.Lli.
Taisez-vous, et sonj^ez aux choses que vous dites. Ce n'est pas lui tout seul qui hlàme ces visites. Tout ce tracas qui suit les gens que vous hantez, Ces carrosses sans cesse à la porte plantés, Et de tant de laquais le bruyant assemblage Font un éclat fâcheux dans tout le voisinage. Je veux croire qu'au fond il ne se passe rien ; Mais enfin on en parle, et cela n'est pas bien*.
CLÉANTE
i!é ! voulez-vous, Madame, empêcher qu'on ne cause?
Ce serait dans la vie une fâcheuse chose.
Si pour les sots discours où l'on peut être mis,
!1 fallait renoncer à ses meilleurs amis.
Et quand même on pourrait se résoudre à le faire,
Croiriez-vous obliger tout le monde à se taire ?
Contre la médisance il n'est point de rempart.
A tous les sots caquets n'ayons donc nul égard;
Efforçons-nous de vivre avec toute innocence,
Et laissons aux causeurs une pleine licence.
riDr.iNE.
Daphné, notre voisine, et son petit époux Ne seraient-ils point ceux qui parlent mal de nous? Ceux de qui la conduite offre le plus à rire Sont toujours sur autrui les premiers à médire; Ils ne manquent jamais de saisir promptement
I. Mme Pernclle ne pont adinetlro une des principales innovations survenues dans les mœurs de la société bourgeoise au milieu du svii" siècle, l'usage des visites.