‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 216 sur 744 · cela · texte numérisé non relu

cela

3. Viitre intérêt, c'est-à-dire rintérèt qu'elio voui ))i>! ;-.

4. S'il laisse quelque espoir de voir c-n desseir. se léaltjL!.

20 i TARTUFFE.

SCivNK II TARTUFFE, LAl'HE.Nï. JinllLNE.

TAUrUFFE, apercevant Oorine'-

Laurent, serrez ma haire avec rna discipline, Et priez que toujours le Ciel vous illumine. Si l'on vient pour me voir, je vais aux prisonniers Des aumônes que j'ai partager les deniers-.

DOP.INE.

Que d'aflcclation et de forfanterie!

Que voulez -vous?

DOr.INE.

Vous dire....

TAr.TUFFE. 11 tire un mouchoir de sa poche.

Ah 1 mon Dieu, je vous prie, Avant qU3 de parler, prenez-moi ce mouchoir.

DOIU.NE.

Comment ?

Couvrez ce sein que je ne saurais voir : Par de pareils objets les âmes sont blessées, Et cela fait venir de coupables pensées.

1. Molière ne s'ost pas coiilc-nlé d'employer deux actes à préparer la venue de son hypocrite, de façon à éviter toute équivoque sur le vrai caractère du personnage. En lui prêtant dès son entrée en scène cette

.adV-ctation d'austérité, trop tapageuse pour ne pas être suspecte, il a voulu encore une fois prévenir le spectateur, et c'est Tartuffe lui-même <iui dit au public : I\'e vous y trompez j»as, je suis un iaux dévot. Sur ce « début dramatique », injustement critiqué par La Bruyère dans son portrait d'Onuphre, voyez Sainte-Iieuve. Porl-llof/nl, tome III.

2. Les visites aux prisonniers faisaient alors partie des devoirs de toute p'Msonne charitable : le budget des prisons était en partie i)rélev(*

ur la générosité des particuliers

Page 1