‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 245 sur 744 · ACTE IV. SCÊ>E V · texte numérisé non relu

ACTE IV. SCÊ>E V

Et qu'avec violence il veut ce qu'il désire !

(juoi? de votre poursuite on ne peut se parer',

Et vous ne donnez pas le temps de respirer?

Sied-il bien de tenir une rigueur si grande.

De vouloir sans quartier les choses qu'on demande,

Et d'abuser ainsi par vos efforts pressants

Du faible que pour vous vous voyez qu'ont les gens-'?

TAIiTlFFE.

Mais si d'un œil bénin vous voyez mes hommages, Pourquoi m'en refuser d'assurés témoignages'.'

EI-MIUE.

Mais comment consentir à ce que vous vouloz, Sans offenser le Miel, dont toujours vous pai'lez?

TAniUFIE.

Si ce n'est que le Ciel qu'à mes vœux on oppose, Lever un tel obstacle est à moi peu de chose, Et cela ne doit pas retenir votre cœur.

ELMIRE

Mais des arrêts du Ciel on nous fait tant de peur !

TAUTLFFE.

Je puis vous dissiper ces craintes ridicules. Madame, et je sais l'art de lever les scrupules. Le Ciel défend, de vrai', certains contentements;

(C'est un scélérat qui parle.)

Mais on trouve avec lui des accommodements; Selon divers besoins, il est une science D'étendre les liens de notre conscience,

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