SCÈNE 11 DON JUA>f, LA VIOLETTE, SGANARELLE
L\ VIOLETTE. — Moiisieur, voilà votre marchand, M. Dimanche, qui demande à vous parler.
SGANARELLE. — Bou, vollà cc (ju'ii uous l'aut, qu'un compliment de créancier. De quoi s'avise-t-il de nous venir demander de l'argent, et que ne lui disais-tu que :>Ionsieur n'y est pas'.'
LA VIOLETTE. — îl v a Irois quarts d'heure que je lui dis; mais il ne veut pas !e croire, et s'est assis là dedans pour attendre.
sGASAP.ELLE. — Oii'il attoude tant (ju'il voudra.
DON JUAN. — Non, au contraire, faites-le entrer. C'est une fort mauvaise politique que de se faire celer aux créanciers. D est bon de les payer de quelque chose, et j'ai le secret de les renvoyer satisfaits' sans leur donner un double -.
1. Saiisffiils n'est peut-être pas très exact; mais enfin ils s'en vont, c'est l'cssontic!.
2. Le double (c'est-à-dire le double denier) était une petite monnaie de billon qui faisait la sixième partie du sou :
Que tout se pervertisse, il ne m'en chaut d'un double.
(Régxiek, Satires, VI.)