‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 288 sur 744 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

DOX JUAX, M. DIMANCHE, SGANARELLE, Suite.

D0\ JUAN, faisant de grandes civilités. — Ah! Monsieur Dimanche, approchez. Que je suis ravi de vous voir, et que je veux de mal à mes gens de ne vous pas faire entrer d'abord! J'avais donné ordre qu'on ne me fit parler personne'; mais cet ordre n'est pas pour vous, et vous êtes en droit de ne trouver jamais de porte fermée chez moi.

M. DiM.\NCHE. — Monsieur, je vous suis fort obligé.

DON" jr.w, parlant à ses laquais. — Parbleu! coquius, je vous apprendrai à laisser M. Dimanche dans une antichambre, et je vous ferai connaître les gens.

M. D!.M.\NCHE. — Monsicur, Cela n'est rien.

DON JLAN. — Comment? vous dire que je n'y suis pas, à M. Dimanche, au meilleur de mes amis?

M. DiMANcuE. — Monsieur, je suis votre servitt^ur. J'étais venu....

DON JUAN. — Allons vite, un siège pour M. Dimanche.

w. DiiMANCHE. — Mousicur, je suis bien comme cela.

DON JUAN. — Point, point, je veux que vous soyez assis contre moi.

M. DiMANcuE. — Cela n'est point nécessaire.

DON JUAN. — Olez ce ])liant, et apportez un fauteuil.

M. DIMANCHE. — MoHsieur, vous vous moquez, et....

DON JUAN. — iSon, non, je sais ce que je vous dois 2, et je ne veux point qu'on mette de din'érencc enii-e nous deux.

M. DIMANCHE. MoUSicur....

DON .lUAN. — Allons, asseyez-vous.

îi. DDiANCDE. — 11 n'est pas besoin, .Monsieur, et je n'ai qu'un mot à vous dire. J'étais....

DON JUAN. — Mettez-vous là, vous dis-je.

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