Qu'on ne permit à personne de me parler
2. Je vous (lois : le mot prête ici à une jilaisante équivoque.
346 DON JUA>'.
M. DiMANcuE. — Noii, Moiisicup, jo suis bien. Je viens pour....
DON JUAN. — .Non, je ne vous écoute pniul si vous n'rtes assis.
M. DiMANCUK. — MonsieuT, je lais ce (|ue vous voulez. Je....
DON JUAN. — l'arbleu! Monsieur Dimanche, vous vous ]»orlez bien.
M. DIMANCHE. — Oui, MonsicuT, pour vous rendre service. Je suis venu....
DON JUAN. — Vous avez un l'onds de santé admirable, des lèvres fraîches, un teint vernieil, et des yeux vils.
M. DLMANCHE. — Je voudrals bien....
DOS JUAN. — Comment se porte Madame Dimanche, votre épouse?
M. Di.AiANcuE. — Fort bicu, Mousicur, Dieu merci.
DON JUAN. — C'est une brave femme.
M. DiMANcuE. — Elle cst votrc servante, Monsieur. Je venais....
DON JUAN. — Et votre petite fille Claudine, comment se porte-t-elle?
M. DIMANCHE. — Le iiiieux du monde.
DON JUAN. — La jolie petite lille que c'est ! je l'aime de tout mon cœur.
M. DIMANCHE. — C'est trop d'honneur que vous lui faites, Monsieur. Je vous....
DON JUAN. — Et le petit Colin, fait-il toujours bien du bruit avec son tambour?
M. DIMANCHE. — Toujours de même, Monsieur. Je....
DON JUAN. — Et votre petit chien Brusqnet? i^ronde-t-il toujours aussi fort, et mord-il toiajours bien aux jambes les gens qui vont chez vous?
M. DIMANCHE. — Plus quc jamais, Monsieur, et nous ne saurions en chcvir''.
1. Chcvir, vieux mot, qui signifiait venir à bout de, venir à chef.