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Qualité, c'est-à-dire noble comme moi

2. Reçoi : cette orthographe n'est pas une licence poéticiue, mais un ^iivenir de l'ancienne conjugaison, qui, calquée ?ur le latin, ne ûettrait l's qu'à la seconde personne : tu reçois, recipis.

ALCESTE

Monsieur....

Or.ONTE.

Sois-je (lu ciel écrasé, si je mens!

Et pour vous couliruier ici mes sentinienls, SoudVez qu'à cœur ouverl, Monsieur, je vous embrasse', Et qu'en votre amitié je vous demande i)lace. Tondiez là, s'il vous plaît. Vous me la promettez, Votre amitié?

AIXESTE.

Monsieur.

OnONTE.

Quoi? vous y résistez?

AI.f.ESTE.

Monsieur, c'est trop d'hoiuieur que vous me voulez faire;

Mais l'amitié demande un peu plus de mystère,

Et c'est assurément en profaner le nom

Que de vouloir le mettre à toute occasion.

Avec lumière et choix cette union veut naître;

Avant que nous lier, il faut nous mieux connaiti'e;

Et nous pourrions avoir telles complexions,

Que tous deux du marché nous nous repentirions.

ORO.NTE.

l'arjileu! c'est là-dessus parler en homme sage.

Et je vous en estime encore davantage :

SoulFrons donc que le tem|)s forme des nœuds si doux;

Mais, ce])cndant^, je m'otfre entièrement à vous :

1. Ce qui rend surtout comique cette proposition d'Oronte, c'est fa satire faite préct'demment pai' Alceste des « embrassades frivoles ». L'homino « au sonnet « ne pouvait plus mal tomber. Cet « effet » a été très h<il)ilenient ménarjé par la scène précédente.

2. Opcndanl, en attendant que notre amitié soit chose définitivement conclue.

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