‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 347 sur 744 · ACTE III. SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III. SCÈNE IV

Qui, parlant des \rais soins d'une âme qui vit bien, Firent tomber sur vous. Madame, l'entietien. Là, votre pruderie et vos éclats de zèle* Nu lurent pas cités comme un fort bon modèle : Cette alléctalion fl'un g^rave extérieur. Vos discours éternels de sagesse et d'honneur-, Vos mines et vos cris aux ombres d'indécence Que d'un mot ambigu peut avoir l'innocence. Cette hauteur d'estime' où vous êtes de vous. Et ces yeux de pitié que vous jetez sur 'tous. Vos fréquentes leçons^ et vos aigres censures Sur des choses (jui sont innocentes et pures. Tout cela, si je puis vous parler franchement. Madame, fut blâmé d'un commun sentiment. A quoi bon, disaient-ils, cette mine modeste, Et ce sage dehors que dément tout le reste'.' Elle est à bien prier exacte au dernier point ; Mais elle bat ses [^ens*, et ne les paye» point. Dans tous les lieux dévots elle étale un grand zèle; Mais elle met du lilanc et veut paraître belle. Elle fait des tableaux couvrir les nudités 6;

cl rolourne contre eile tous les traits de sa médisance, mais en leur donnant une lég:èreté, une finesse pénétrante, qui man(iue aux accusations lirutaies de la prude .4rsinoé.

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