‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 348 sur 744 · Éclats de zùic, ostentation de piété et d'austérité · texte numérisé non relu

Éclats de zùic, ostentation de piété et d'austérité

2. Vos dhcours sur la sagesse et l'homieiir : de a ici le sens du latin de.

3. Par une métaphore analogue, Molière, dans la pi-él'ace du Tartuffe, parle d'un haut étaije de vertu.

i. Battre ses genset'nopjasles payer, deux usages tout à Tait aristocratiques au XVII' sièci.'î, qui suffiraient à nous jjrouver qu Arsinoé appartient au meilteur monde. (Voyez p. o2, note 5.) Jliue Pei'nelle s'inspire de ces aoijios exempliis lorsqu'elle donne un sDulIlet à FHpote (Turiuff?, 1, I.)

o. l'a^ije compte ici pour deux syllabes.

G. Autre point de ressemblance avec Tarliille . voyez sa rencontre avecDoiine (111, ii).

A-m LE MISANTHROPE.

Mais clh^ a de l'amour pour les réalités. Pour moi, contre chacun, je pris voire défense, Et leur assurai fort que c'était médisance ; Mais fous les sentiments comhatl iront le mien; Et leur conclusion fut (|ue vous feriez bien De prendre moins de soin des actions des autres, El (le vous m(!(tre un peu plus en peine des vôtres; Qu'on doit se regarder soi-même un fort long temps, Avant (pie de songer à condamner les gens; Qu'il faut niettre le poids ^ d'une vie exemplaire Dans les corrections (pi'aux autres on veut faire; Et (pi'encor vaul-il mieux s'en i-emellre, au besoin, A ceux à qui le Ciel en a conmiis le soin. Madame, je vous crois aussi trop raisonnable, Pour ne pas prendre bien cet avis profitable. Et pour l'attribuer qu'aux mouvements secrets D'un Z('4e qui m'attache à tous vos intérêts.

A quoi qu'en reprenant on soit assujettie, le ne m'attendais pas à cette repartie, Madame, et je vois bien, par ce qu'elle a d'aigreur, Que mon sincère avis vous a blessée au cœur.

CÉLIMKNE.

Au contraire, Madame; et si l'on était sage, (les avis mutuels seraient mis en usage : Oii détruirait par là, ti'aitanl de bonne foi-,

!. Poids, r^aitorité : le mot latin pundiix s'emploie dans le même sens.

2. En mettant une sincérité parfaite dans ces mutuels avertissements. Traitant paraît ici synonyme de : en agissant. On cite à ce propos ce passage de Bossuet : « Quand quelqu'un traitait avec elle, il semblait qu'elle eût oublié son rang.... » (Or.fim.de la duchesse d'Orléans.) Mais traiter veut dire dans cet exemple : converser avec, avoir des relations; il semble, chez Molière, être pri' ians un sens plus général.

Page 1