Moi : voyez le Tartulfe^.-ç 2i3, note
448 LE MISANTIlIiOPE.
ALCESTE
Non, non : sans s'cmporler, prenez un peu souri Do me JListilier' les termes que voici.
CKMMÈNE.
Non. je n'en veux rien faire; et dans cette occurrence, Tout ce que vous croirez m'est de peu d'importance.
AI.CESTE
De irràcc. montrez-moi, je serai saiisfait, (Ju'on peut pour une IVinme cxpliipier ce liillet.
CÉLnit.XE.
Non, il est pour Oront<>, et je veux qu'on lo croie; Je reçois tous ses soins avec l)eaucoup de joie; J'admire ce qu'il dit*, j'estime ce ([u'il est, Et je tomlie d'accord de tout ce (ju'il vous plaît. Faites, prenez parti, que rien ne vous arrête, Et ne me rompez pas davantage la tùte.
€iel! rien de plus cruel peut-il être inventé?
Et jamais cœur fut-il de la sorte traité?
<juoi? d'un juste courroux je suis ému contre elle.
C'est moi qui me viens plaindre, et c'est moi qu'on qiie-
On pousse ma douleur et mes soupçons à bout, [relie!
On me laisse tout croire, on fait i^rloire de tout;
1. Mcjirxliftrr : me domontrer l'iiinocoïKe de coite lettre. Get'omiiloi dujiisli/ier a disparu de l'usage ; on lit dans Corneille :
Cessez d"ètre en balance et de vous défier Le ce qu'il m'est aisé de vous jiislificr.
(Lcik-ntew; lïl, v.) On disait aussi : se justifier à quelqu'un sur quelque chose, comme dans ce passaj^e de la préface du Titrtiiff'c : « C'est aux vrais dévots que je veux me justifier sur la conduite de ma comédie ».
2. Ce qu'il dit : y couipris ses vers sans doute ! Voilà qui est bien l'ait pour exaspérer Alceste.