ACTE V. SCÈNE DERNIÈRE. iO'J
El pour l'ltO)iiine à la veste \ qui s'est jeté dans le bel esprit et veut être auteur malgré tout le monde, je ne puis me donner la peine d'écouter ce qu'il dit; et sa prose me fatigue autant que ses vers. Mettez-vous donc en tète que je ne me divertis pas toujours si bien que vous pensez: que je vous trouve à dire- plus que je ne voudrais, dans toutes les parties oii l'on m'entraîne; et 'que c'est un merveilleux assaisonnement aux plaisirs qu'on goûte que la présence des yens (ju'on aime.
CLITANDRE
Me voici mainloiiaiit moi.
Votre Clitandre dont vous me parlez, et qui fait tant le doucereux, est le dernier des hommes pour qui j'aurais de V amitié. Il est extravagant de se persuader qu'on l'aime; et vous l'êtes de croire qu'on ne vous aime pas. Changez, pour être raisonnable, vos sentiments contre les siens; et vogezmoi le plus que vous pourrez, pour m'aider à porter le chagrin d'en être obsédée.
D'un fort beau caractère' on voit là le modèle, Madame, et vous savez comment cela s'appelle? fl suffit : nous allons l'un et l'autre en tous lieux Montrer de votre cœur le portrait glorieux.
J'aurais de quoi vous dire, et belle est la matière; Mais je ne vous tiens pas digne de ma colère; Et je vous ferai voir que les petits marquis Ont, pour se consoler, des cœurs du plus haut j)rix.
1. A la veste : dès l(58-2 on substitua à ces mots : pour l'homme au sonnet, ([ui désignenlph\i clairement Oronte que cette allusion ;i son costume, que les changements de la mode avaient rendue sans doute moins saisissable.