LE MÉDECIN MALGRÉ LU
Martine, la feniinc du fagotier Sganarelle, a juré de se venger des coups de liàton que lui a doiuiés son ivrogne de mari. Tiouvaut des gens, Valèrc et Lucas, qui sont en qutMe d'un savant médecin, elle imagine de leur indiiiuer Sgauarelle comme un infaillible guénssour de tous les maux. Mais elle les avertit que cet homme de génie a une étrange manie: il se plaît à dissimuler sa science el il faut parfois le battre pour obtenir «le lui (juil se déclare médecin et veuille donner ses soins aux malades. Valèrc et Lucas s'arment donc d'un bâton et démontrent facilement à Sganarolle qu'il est une des lumières de la l'acuité (.icte L se. i-v). Il s'agit de guérir la fille de Gére-nte. Lucinde, qui. éprise de Léandre. a imaginé de feindre un mutisme soudain, pour échapper à l'odieux mari que lui destine son père. La scène iv do l'acte IL que nous donnons ici, nous montre Sgauarelle dans l'exercice de ses nouvelles fondions.
LLCINDE. VALÈHE, GÉRO.NTE, LUC.VS, SG.\NARELLE, JA(X>UELL>iE.
so.vNAfsELLE. — Esl-CG là Ut iiiaLide '.'
GÉKOMK. — Oui, je n'ai qu'elle de fille; et j'aurais lous les regrets du monde si elle venait à mourir.
sGANARELLE. — Qu'cUc s'cu gardc h\en ! il ne l'aul pas qu'elle meure sans l'ordonnance du médecin*.
(.ÉuoNTE. — Allons, un siège.
t. « CoRGiBus. Monsieur le Médecin, j'ai grand'peur que tua fillv ne meure. — Sganarelle. k\v ! qu'elle s'en garde Jiien ! il ne faut lias quelle s'amuse à se laisser mourir sans l'ordonnance du médecin, »> Le Médecin volant, scène tv.^