ACTE ï, SCÈNE II
MERCURE
Passe ; Va, je t'accorde ce point.
snsif;.
Oui le jette, dis-moi, dans cette fantaisie? Que te reviendra-t-il de nTenlever mon nom? Et peux-tu faire enfin, quand tu serais démon. Que je ne sois pas moi? que je ne sois Sosie?
MERCUUE.
Comment, tu peux....
Ah! tout doux :
Nous avons fait trêve aux coups.
MERCURE
Ijuoi? pendard, imposteur, coquin....
SOSIE
Pour des injuies, Dis-m'en tant que tu voudras :
Ce sont légères hlessures.
Et je ne m'en fâche pas.
MERCURE
Tu te dis Sosie?
SOSIE
Oui. Quelque conte frivole....
MERCURE
Sus, je romps notre trêve, et reprends ma parole.
SOSIE
N'importe, je ne puis m'anéanlir pour toi. Et souffrir un discours si loin de l'apparence.
hm AMPHITRYON
Élre ce cjuc je suis est-il en ta puissance?
Et puis-je cesser d'être moi?
S'avisa-t-ori jamais d'une chose pareille? El peut-on démentir cent indices pressants?
Rèvé-je? est-ce que je sommeille?
Ai-je l'esprit troublé par des transports ' puissants?
jN'e sens-je pas bien que je veille?
Ne suis-je pas dans mon bon sens?
Mon maître Amphitryon ne m'a-t-il jtas commis* A venir en ces lieux vers Alcmène sa lemme? Ne lui dois-je pas faire, en lui vantant sa llamme, Un récit de ses fait s ' contre nos ennemis? Ne suis-je pas du port arrivé tout à l'heure?
Ne tiens-je pas une lanterne en main?
Ne te trouvé-je pas devant notre demeure? Ne t'y parlé-je pas d'un esprit tout humain? Ne te tiens-tu pas fort de ma poltronnerie
Pour m'empêcher d'entrer chez nous?
N'as-tu pas sur mon dos exercé ta furie ?
Ne m'as-tu pas roué de coups?
Ah! tout cela n'est que trop véritable,
Et }ilùt au Ciel le fùt-il moins*!
Cesse donc d'insulter au sort d'un misérable, Et laisse à mon devoir s'acquitter de ses soins.