ACTE I. SCÈNE II. b
Lorsqu'on était aux mains, que lis-tu dans nos tenies, Où tu courus seul te fourrer?
MERCURE
D'un jambon....
SOSIE
L'y voilà !
MERCCRE.
Que j'allai déterrer, Je coupai bravement deux tranches succulentes.
Dont je sus fort bien me bourrer; Et joignant à cela d'un vin que l'on ménage. Et dont, avant le goût, les yeux se contentaient, Je pris un peu de courage.
Pour nos gens qui se battaient.
Cette preuve sans pareille
En sa faveur conclut bien;
Et l'on n'y peut dire rien.
S'il n'était dans la bouteille.
Je ne saurais nier, aux preuves qu'on m'expose, Que tu ne sois Sosie, et j'y donne ma voix. Mais si tu l'es, dis-moi qui tu veux que je sois? Car encor faut-il bien que je sois quelque chose.
MERCURE
Quand je ne serai plus Sosie, Sois-le, j'en demeure d'accord; Mais tant que je le suis, je te garantis mort. Si tu prends cette fantaisie.
Tout cet emliarras met mon esprit sur les dents. Et la raison à ce qu'on voit s'oppose.
508 AMPHITRYON
Mais il faut terminer enfin par quelque chose;
Kt le plus court pour moi, c'ct^l d'entrer là dedans.
MERCIRE.
Ahl lu prends donc, pendard, goût à la bastonnade?
SOSIE
Ahl qu'csi-ce ci? grands Dieux! il trappe un ton plus fort; Et mon dos, pour un mois, en doit être malade. Laissons ce diable d'homme, et retournons au port. 0 juste Cie! ! j'ai fait une belle ambassade!