‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 44 sur 744 · SCÈNE TV · texte numérisé non relu

SCÈNE TV

1er de fa sorte, et vous devriez un peu vous faire apprendre }e bel air • des choses.

GORGiBUs. -^ Je n'ai que l'aire ni d'air ni de chanson. Je le dis que le mariage est une chose sainte et sacrée, et que c'est faire on honnêtes gens que de débuter par là.

MACDKI.ON. — Mon Dieu, que. si fout le monde vous ressemblait, un roman serait f/ientôt fini I La belfe chose que ce serait si d'abord Cyrns é|iousail Mandane, et (ju'Aronce de plain-pied fût marié à (llélie * !

GORGiBcs. — One me vient conter celle-ci ?

MAGDELOs. — MoTi père, voilà ma ôousine qui vous dira, aussi bien c|ue moi. que le mariage ne doit jamais arriver qu'après les autres aventures. Il faut qu'un amant, pour 1 Ire agréable, sache débiter les beaux sentiments, poussiT^ le doux, le tendre et le passionné, et que sa recher- ( he soit dans les formes. Premièrement, il doit voir au (eiuple*, ou à la promenade, ou dans quelque cérémonie pulili({ne, la personne dont il devient amoureux ; ou bien être conduit fatalement chez elle par un parent ou un ami, et sortir de là tout rêveur et mélancolique. Il cache un temps sa passion à l'objet aimé, et cependant hii rend

été adoptée par l'usage. Elle a cessé d'être ridicule. Mais, au moment où Molière écrivait sa comédie, cette expi^essjon était tout aussi bizarre que les autres locutions qu'il a raillées et auxquelles l'usage a refusé sa Consécration.

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