ACTE L SCENE V
grande raison de sans dot s'y rencontre, elle doit ("'Ire jirôtc à prendre tout ce qu'on lui donne.
HARPAGON. — Bon. Voilà liion parlé, cela.
VALÈP.E — Monsieur, je vous demande pai'don si je m'emporte un peu, et prends la hardiesse de lui parler connue je fais.
UAUPAGON. — Comment? j'en suis ravi, et je veux rpietu prennes sur elle un pouvoir absolu. Oui. lu as beau fuir, .le lui donne l'autorité que le Ciel me donne sur toi. et j'entends que tu fasses tout ce qu il te dira.
vAi KP>E. — Après cela, résistez à mes remontrances. Monsieur, je vais la suivre, pour lui continuer les leçons que je lui faisais.
UAP.PAGON. — Oui, tu m'obligeras. Certes....
vALiiRE. — Il est bon de lui tenir un peu la bride liante.
HARPAGON. — Cela est vrai. Il faut....
vAi.KRE. — 'Se vous mettez pas en peine. Je crois que j'en viendrai à bout.
UAP.PAGON. — Fais, fais. Je m'en vais faire un petit tour en ville, et reviens tout à l'heure.
VALÈP.E (Adressant la parole à Elise.) — Oui. l'argent CSl
plus précieux que toutes les choses du monde, et vous devez rendre grâces au Ciel de l'honnête homme de père iju'il vous a donné. Il sait ce que c'est que de vivre. Lorsqu'on s'offre de prendre une fille sans dot, on ne doit point regarder plus avant. Tout est renfermé là dedans et sans dot tient lieu de beauté, de jeunesse, de naissance, d'honneur, de sagesse et de probité.
HARPAGON. — Ah ! le brave garçon ! Voilà parlé comme un oracle. Heureux qui peut avoir un domestique de la s^>rte !