‹ Théatre choisi de MolièreChapitre 454 sur 744 · ACTE 11, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE II

LA FLÈCHE. — Jo VOUS vois, Monsieiu'. ne vous en déplaise, dans le grand chemin juslenient que tenait Païuutje pour se ruiner, prenant argent d'avance, achetant cher, vendant hon marché, et manscant son blé' en herbe.

cLÉiNTE. — Que veux-tu (|ue j'y lasse? Voilà où les jeunes gens sont réduits par la nuiudile avarice des pères; et on s'étonne après cela que les lils souhaitent qu'ils meurent.

LA rLiicuE. — Il taul avouer que le vôtre anijuorait contie sa vilanie le plus posé homme du monde. Je n'ai pas. Dieu merci, les inchnations fort patibulaires-; et parmi mes confrères que je vois se mêler de beaucoup de petits commerces, je sais tirer adroitemeut mon épingle du jeu, et me démêler prudemment de toutes les galanteries qui sentent tant soit peu l'échelle^; mais, à vous dire vrai, il me donnerait, par ses procécés, des tentations de le voler; et je croirais, en le volant, faire une action méritoire.

CLÉASTE. — Donne-moi un peu ce mémoire, que je le voie encore.

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